Notre Code du travail est très particulier; il ne parle jamais de salaire, de durée du travail ou de temps supplémentaire; il ne traite pas des conditions de travail vécues concrètement par les travailleurs. Pourquoi? Parce qu’il s’occupe exclusivement de syndicalisation.
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Que les syndicats se soient battus avec un courage admirable pour obtenir d’être reconnus par des employeurs imbus d’une autorité toute militaire, voilà qui ne fait aucun doute. L’histoire syndicale contient les plus belles pages de l’histoire tout court. Mais l’histoire de la conquête du pouvoir est toujours plus courageuse, plus généreuse, plus héroïque que l’histoire de la gestion de ce pouvoir.
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Au Québec, dans nos grands services publics syndiqués, on ne congédie pas pour incompétence. L’affirmation étonne et peut même choquer, mais c’est là un fait irréfutable. Comment expliquer qu’il n’y ait pas de congédiement pour incompétence? Serait-ce qu’il n’y a aucun incompétent dans tous nos services publics?
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La CEQ ne doit pas aimer les bons enseignants : elle n’en parle jamais.
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Les cols bleus et les cols blancs du secteur municipal ont des conditions de travail et des salaires qui coûtent 28% de plus que ceux des employés du secteur public provincial, lesquels sont déjà considérés comme des travailleurs privilégiés.
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Dans les faits, les syndicats s’attaquent d’abord aux usagers de services publics essentiels quand ils déclenchent leurs grèves légales ou illégales, puisque les usagers, et surtout les plus démunis d’entre eux, sont les seuls à subir les inconvénients réels des putschs syndicaux.
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Formés, informés, les jeunes sont refoulés indéfiniment dans des «jobines». Ils sont trop souvent exclus : toutes les places de la société syndiquée sont déjà prises!