L’Équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec André Gélinas

L’Équité salariale et autres dérives et dommages collatéraux du féminisme au Québec


• Collection Sur le vif
• Parution: 2002
• 256 pages
• Prix: 24.95$
• ISBN: 978-2-922245-76-9

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À la suite des pressions exercées par les féministes québécoises, la Loi sur l’équité salariale, adoptée en 1996, est la plus chromée de toutes les lois du genre au Canada et en Amérique du nord. Elle assure aux femmes une rémunération au moins égale et parfois supérieure à celle des hommes tout en empêchant que les hommes aient une rémunération supérieure à celle des femmes. Elle a déjà permis aux femmes d’encaisser près de quatre milliards de dollars en «redressement salarial» de 1990 à 2001, et ce, dans le seul secteur public. Tant que cette loi sera en vigueur, chaque année amènera un nouveau redressement salarial auquel il faudra ajouter les avantages sociaux. Dans ces conditions, peut-on encore sérieusement parler d’équité? Comment l’économie québécoise peut-elle supporter un tel dommage collatéral?

Une pareille dérive, d’après l’auteur, s’explique simplement: le discours féministe a été tellement dominant aux cours des dernières décennies que ses nombreuses revendications et ses nombreuses victoires ont fini par émousser le sens critique des Québécois. Quelles victoires? Par exemple, en 2000, la «Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics» détermine que les groupes «victimes de discrimination» sont maintenant les femmes, les autochtones et les personnes qui font partie d’une minorité visible. Selon cette loi, «à compétence égale», les membres des groupes cibles devront être recrutés et promus de préférence à ceux qui ne font pas partie de ces groupes. Autre exemple: en 2001, le gouvernement a versé un milliard de dollars à des garderies à 5 $ pour permettre à la femme d’aller sur le marché du travail sans grever son budget. Madame l’Ombudsman a déclaré que cette somme ne satisfaisait que 60% des besoins...

Au moment où commencent les négociations entre l’État et ses employés, André Gélinas soumet à la réflexion publique des considérations à la fois rigoureusement techniques et hautement polémiques.

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